et
Organisent le 25e
Forum de
Les nouvelles
approches des implications politiques et scientifiques pour l’avenir du Maghreb
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Tunis : 14-15-16 février 2008
N° : 1002
Cher(e) collègue
Depuis quelques
années le monde connaît un nouveau processus de développement, jamais connu
auparavant et caractérisé par le recul de l’Etat National et la fragilité
des frontières entre pays ayant un niveau de développement matériel, sans
évoquer l’élan de l’information qui a facilité le rapprochement des peuples et
des nations. Dans ce contexte, il est bien paradoxal que les relations entre
pays maghrébins, -qui en principe doivent répondre spontanément à un processus
de rapprochement, eu égard à leur fort et impressionnant héritage-, soient si
hésitants, alors que le devoir impose aux Etats maghrébins, d’être conscients
de l’extrême importance de l’expérience unitaire européenne qui est
géographiquement à nos frontières méditerranéennes.
Les Maghrébins,
qui croient au développement de leurs pays, ont la conviction que la permanence
de l’état actuel du Maghreb est absolument intolérable et inadmissible et nous
coûte une perte considérable de nos moyens et possibilités, que nous aurions dû
mettre au profit du peuples maghrébins pour avoir un poids économique,
politique, scientifique et civilisationnel similaire à celui des pays
développées. Nous ne pouvons atteindre cet objectif que grâce à la construction
de l’unité maghrébine, tenter de la réaliser quels que soient les sacrifices.
D’ailleurs le coût
du non Maghreb fut le thème d’un premier congrès. nous souhaitons par
l’organisation de ce 2ème congrès soulever de nombreuses
problématiques et en particulier le coût politique et scientifique du non
Maghreb, car nous croyons que le Maghreb est à la hauteur pour jouer un rôle
plus important que le rôle actuel joué de façon solitaire par chacun, et ce
grâce à sa place géopolitique et stratégique entre l’Europe, l’Afrique
Subsaharienne et le Mashrik. Il va sans
dire que toutes les formes de coopération lui permettraient de le
réaliser ; il est impératif que les systèmes politiques maghrébins, toutes
idéologies confondues, défendent les intérêts du Maghreb ainsi que les siens
propres, au lieu du pratiquer la politique de l’expectative face au triste
délabrement qui perdure depuis un demi siècle !
En effet, l’Etat
national s’est donné toutes les chances pour la construction du Maghreb à
travers les premiers bâtisseurs qui ont rêvé du Maghreb, en menant un combat
acharné contre le colonialisme ; mais l’Etat actuel du Maghreb est loin d’être
satisfaisant et tous les projets exigent de nous, de la foi et de l’endurance
pour la réalisation du projet de l’Unité maghrébine. Pour débattre de ces
problématiques, nous proposons les axes suivants :
1) : Pour un
espace politique ouvert :
- Bilan et devenir
des centaines de décisions arrêtées dans les rencontres régulières entre de
hauts responsables maghrébins, toutes spécialités et tendances confondues et
leurs impacts négatifs, jusqu’aujourd’hui.
- Quelle place
pour le Maghreb dans un univers changeant et face aux grands et dangereux
rassemblements géopolitiques, économiques et scientifiques ?
- Comment faire
adopter la démocratie et promouvoir les sociétés civiles, sans aucune limite,
car elles constituent les fondations réelles de la construction politique
maghrébine future.
2) : La
construction scientifique maghrébine :
- Qui est
responsable de l’échec de la construction scientifique maghrébine ?
- Pourquoi cette
absence de l’Université et des Universitaires dans un processus d’unité
maghrébine ? alors que les Universités dans certains pays, furent le
berceau et le protecteur de tout projet unitaire ?
- Pourquoi
l’absence d’une stratégie dynamique de la recherche scientifique, pour unifier
nos méthodes d’enseignement supérieur, pour la création de laboratoires communs
et pour faire admettre l’unité dans les mentalités et les comportements de la
nouvelle génération des universitaires qui restent néanmoins des futurs
supports de cette construction scientifique ?
* * *
Dans l’attente de votre réponse, recevez cher (e) collègue, l’expression
de mes respectueuses salutations.
Prof.
Abdeljelil Temimi