et la Fondation Konrad Adenauer en Tunisie

Organisent  le 25e Forum de la Pensée Contemporaine sur 

 

Les nouvelles approches des implications politiques et scientifiques pour l’avenir du Maghreb 

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Tunis : 14-15-16 février 2008

N° : 1002

Tunis le : 13 Novembre 2007                                   Première Circulaire

Cher(e) collègue

Depuis quelques années le monde connaît un nouveau processus de développement, jamais connu auparavant et caractérisé par le recul de l’Etat National et la fragilité des frontières entre pays ayant un niveau de développement matériel, sans évoquer l’élan de l’information qui a facilité le rapprochement des peuples et des nations. Dans ce contexte, il est bien paradoxal que les relations entre pays maghrébins, -qui en principe doivent répondre spontanément à un processus de rapprochement, eu égard à leur fort et impressionnant héritage-, soient si hésitants, alors que le devoir impose aux Etats maghrébins, d’être conscients de l’extrême importance de l’expérience unitaire européenne qui est géographiquement à nos frontières méditerranéennes.

Les Maghrébins, qui croient au développement de leurs pays, ont la conviction que la permanence de l’état actuel du Maghreb est absolument intolérable et inadmissible et nous coûte une perte considérable de nos moyens et possibilités, que nous aurions dû mettre au profit du peuples maghrébins pour avoir un poids économique, politique, scientifique et civilisationnel similaire à celui des pays développées. Nous ne pouvons atteindre cet objectif que grâce à la construction de l’unité maghrébine, tenter de la réaliser quels que soient les sacrifices.

D’ailleurs le coût du non Maghreb  fut le thème d’un premier congrès. nous souhaitons par l’organisation de ce 2ème congrès soulever de nombreuses problématiques et en particulier le coût politique et scientifique du non Maghreb, car nous croyons que le Maghreb est à la hauteur pour jouer un rôle plus important que le rôle actuel joué de façon solitaire par chacun, et ce grâce à sa place géopolitique et stratégique entre l’Europe, l’Afrique Subsaharienne et le Mashrik.  Il va sans dire que toutes les formes de coopération lui permettraient de le réaliser ; il est impératif que les systèmes politiques maghrébins, toutes idéologies confondues, défendent les intérêts du Maghreb ainsi que les siens propres, au lieu du pratiquer la politique de l’expectative face au triste délabrement qui perdure depuis un demi siècle !

En effet, l’Etat national s’est donné toutes les chances pour la construction du Maghreb à travers les premiers bâtisseurs qui ont rêvé du Maghreb, en menant un combat acharné contre le colonialisme ; mais l’Etat actuel du Maghreb est loin d’être satisfaisant et tous les projets exigent de nous, de la foi et de l’endurance pour la réalisation du projet de l’Unité maghrébine. Pour débattre de ces problématiques, nous proposons les axes suivants :

1) : Pour un espace politique ouvert :

- Bilan et devenir des centaines de décisions arrêtées dans les rencontres régulières entre de hauts responsables maghrébins, toutes spécialités et tendances confondues et leurs impacts négatifs, jusqu’aujourd’hui.

- Quelle place pour le Maghreb dans un univers changeant et face aux grands et dangereux rassemblements géopolitiques, économiques et scientifiques ?

- Comment faire adopter la démocratie et promouvoir les sociétés civiles, sans aucune limite, car elles constituent les fondations réelles de la construction politique maghrébine future.

2) : La construction scientifique maghrébine :

- Qui est responsable de l’échec de la construction scientifique maghrébine ?

- Pourquoi cette absence de l’Université et des Universitaires dans un processus d’unité maghrébine ? alors que les Universités dans certains pays, furent le berceau et le protecteur de tout projet unitaire ?

- Pourquoi l’absence d’une stratégie dynamique de la recherche scientifique, pour unifier nos méthodes d’enseignement supérieur, pour la création de laboratoires communs et pour faire admettre l’unité dans les mentalités et les comportements de la nouvelle génération des universitaires qui restent néanmoins des futurs supports de cette construction scientifique ?

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Dans l’attente de votre réponse, recevez cher (e) collègue, l’expression de mes respectueuses salutations.

Prof. Abdeljelil Temimi