«Education et croissance»
Aghion. P/Cohen. E, La Documentation française, Paris,
2004, 144 p.
1- En introduction à ce rapport, Christian de Boissieu dit ceci: «les voies par
lesquelles l’éducation, au sens le plus large, influe sur la croissance économique
sont multiples et assez bien identifiées. Le rapport qui suit ne se
contente pas de le rappeler, il met en valeur l’impact essentiel du niveau de
développement technologique».
Et de continuer: «pour les pays les
plus avancés, c’est-à-dire proches de la frontière technologique (déterminée en
l’espèce par les États-Unis), il s’agit de mettre l’accent sur l’innovation, la
créativité et la R&D, seule stratégie permettant de rester dans le peloton
de tête, et d’affronter les contraintes de concurrence et de compétitivité. Des
conséquences éducatives en découlent directement: pour ces pays-là, il convient
de privilégier l’enseignement supérieur, les passerelles entre celui-ci et la
recherche». Les pays loin de la frontière technologique doivent, quant à eux, «préférer
l’imitation et le rattrapage, concentrant alors les efforts et les moyens
financiers sur l’enseignement primaire et secondaire ». Pour les pays
proches de la frontière technologique tels la France, ils doivent œuvrer pour
l’adaptation de leur système éducatif au contexte de la globalisation et des
processus d’intégration en cours, estime-t-il.
Les auteurs du présent rapport disent pratiquement la même
chose : «les ressorts économiques et institutionnels de la croissance ne
sont pas les mêmes pour une économie en phase de rattrapage ou qui veut se
situer à la frontière technologique. Dit autrement, les institutions adaptées
au rattrapage ne le sont pas nécessairement à la croissance par l’innovation,
elles peuvent même devenir un handicap».
Ils estiment qu’aucune étude à ce jour, n’a réussi à montrer «dans
quelle mesure le manque de ressources allouées à l’éducation supérieure et à la
recherche, pouvait constituer une entrave à la croissance d’une économie en
transition vers la frontière technologique, fondée en grande partie sur
l’innovation (l’éducation absorbe chaque année 7% de la richesse produite en France,
et près de 9% aux Etats-Unis).
Si l’éducation devient un facteur productif, il n’est pas
inutile de poser la question suivante: comment les États pensent-ils, organisent-ils,
financent-ils l’offre éducative et pour quels résultats?
Il s’agit, dit autrement, de montrer comment l’organisation du
système éducatif affecte le potentiel de croissance différemment, selon le
niveau de développement économique, mesuré par la distance à la frontière
technologique. Plus précisément, «alors qu’un système d’éducation, mettant
l’accent sur le primaire et le secondaire, apparaît adapté au cas d’une
économie en rattrapage, un système privilégiant le supérieur est plus à même de
stimuler la croissance lorsque l’économie devient suffisamment proche de la
frontière technologique».
2- Il existe toute une littérature, micro économétrique, sur les
rendements de l’éducation. Le point de référence de cette littérature est
«l’équation de Mincer» par laquelle «on mesure le rendement d’une année
supplémentaire d’étude par son effet marginal sur le salaire, en partant du
point de vue qu’à l’équilibre, tout individu est indifférent entre l’option de
poursuivre ses études et celle d’intégrer immédiatement le marché du travail».
Dans le même sens, la théorie du capital humain affirme que les
agents économiques, pour décider de poursuivre ou non leurs études, «arbitrent
en effet, entre le surcroît de salaire qu’ils vont en retirer une fois entrés
sur le marché du travail, et la perte de revenu (salaire et frais d’études)
qu’ils subissent en poursuivant leurs études pendant une année supplémentaire».
Pour la théorie du signal, le rôle du système éducatif est de
servir de filtre: «l’obtention d’un diplôme ne validerait pas tant les
compétences acquises qu’elle ne permettrait de révéler des talents innés que
les entreprises seraient incapables d’observer en l’absence de système éducatif».
Or, mesurer le rendement de l’éducation par une année de salaire
supplémentaire par exemple, tend à sous-estimer le rendement de l’éducation,
dans la mesure où «différentes sortes d’externalités ne sont pas prises en
compte par l’équation de Mincer, notamment les externalités de capital humain
(ou de savoir) entre individus appartenant à un même groupe ou à une même génération,
les externalités entre générations successives (l’apport parental dans l’acquisition
du savoir), et les externalités opérant à travers le progrès technique».
La nécessaire prise en compte de ces externalités suggère,
notent les auteurs du rapport, d’adopter une approche plus macroéconomique des
rendements de l’éducation, qui puisse en particulier pleinement intégrer le
rapport entre capital humain et progrès technique, d’où le lien entre éducation
et croissance.
L’idée de base dans cette approche est que le capital humain
joue le même rôle dans la production que le capital physique, et qu’accumuler
des années d’études revient à «démultiplier la force de travail, autrement dit
à en augmenter l’efficacité productive à technologie constante. Ce surcroît
d’efficacité permet de compenser les rendements décroissants du capital et par
conséquent, de soutenir la croissance dans le long terme».
Le taux de croissance du PIB par tête pendant une période donnée
est ainsi proportionnel au taux de croissance du niveau d’éducation pendant la
même période, le facteur de proportionnalité étant le rendement macroéconomique
de l’éducation. Avec un progrès technique purement exogène, «la contribution de
l’éducation à la croissance se limite à ce seul impact sur l’efficacité de la
force de travail. Pour maintenir une croissance positive à long terme, il faut
donc augmenter toujours le niveau d’éducation de la population».
La vision «technologique» du rôle de l’éducation dans la
croissance économique, estime que dans une économie avec progrès technique, le niveau d’éducation
affecte la croissance de long terme, à travers ses effets sur la vitesse
d’adaptation au changement technologique.
Les nouvelles théories de la croissance repensent, quant à
elles, le progrès technique à la lumière de quatre idées essentielles:
+ que l’innovation et l’adaptation
technologiques sont les moteurs de la croissance de la productivité,
+ que l’innovation et l’adaptation
technologiques sont produites pour une large part au sein des entreprises, et dépendent
des incitations entrepreneuriales à innover, qui sont elles-mêmes influencées
par les politiques et l’environnement économiques (politique des brevets et de
la propriété intellectuelle, subventions à la R&D, politique de la
concurrence, offre de travailleurs qualifiés, etc.),
+ que toute innovation nouvelle accélère
l’obsolescence des technologies existantes, ainsi que celle des biens
d’équipement et des qualifications associés à ces technologies,
+ et que le stock de capital humain
conditionne l’aptitude d’un pays à innover et/ou à rattraper les pays plus
développés.
Les nouvelles théories de la croissance impliquent donc que les
différences observées, à la fois en niveaux de PIB par tête et en taux de
croissance de la productivité (à court et moyen termes) d’un pays à l’autre, «sont
largement dues à des différences dans les systèmes et politiques de R&D, et
également aux différences entre les systèmes éducatifs, dans la mesure où ces systèmes
conditionnent l’offre de travail qualifié capable d’engendrer du progrès
technique».
Dans
l’ensemble des cas, l’éducation et la recherche
sont des facteurs de croissance dans tous les pays, et ce quel que soit leur
niveau de développement technologique: dans les pays
proches de la frontière technologique, l’éducation augmente l’offre de
chercheurs ou développeurs potentiels, et par suite réduit le coût de la
R&D. Dans les pays ou secteurs moins développés technologiquement,
l’éducation et la R&D facilitent l’adoption de nouvelles technologies
introduites auparavant dans les pays plus avancés, et leur adaptation aux
situations géographiques et économiques locales.
Une bonne politique de croissance passe donc «à la fois par des
subventions à la R&D ou à l’équipement de laboratoires utilisés prioritairement
par les entreprises innovantes, par une politique adaptée des droits de
propriété sur l’innovation et par une amélioration de la qualité du système
éducatif».
Les auteurs du rapport notent par ailleurs, que la R&D n’est
en aucun cas unidimensionnelle. L’on distingue les activités de recherche
fondamentale, lesquelles ont pour vocation d’ouvrir de nouveaux horizons
technologiques et de nouvelles opportunités de développement économique, et les
activités de recherche plus appliquée (le développement) dont la finalité est
d’exploiter les voies nouvelles ouvertes par la recherche fondamentale.
Par conséquent, une politique d’éducation élitiste qui mettrait
entièrement l’accent sur la recherche fondamentale, risquerait d’inhiber la
croissance en sacrifiant les opportunités de développement.
En même temps, il faudrait faire, souligne le rapport, «la part
entre innovation à la frontière et imitation ou adaptation de technologies plus
avancées. Là encore l’intuition suggère que, pour un pays qui est loin derrière
la frontière technologique, les gains de productivité passent plutôt par
l’imitation des technologies existantes, alors que pour un pays proche de la
frontière technologique, c’est l’innovation qui tend à devenir le principal
moteur de la croissance».
En effet, la distance d’un pays à la frontière technologique
affecte le type d’organisations (taille, organisation interne, et financement
des entreprises, organisations des marchés et du système financier…) observées
dans ce pays: les institutions les plus favorables à
la croissance changent à mesure qu’un pays se rapproche de la frontière
technologique. Très loin de la frontière, «un pays croîtra plus vite s’il adopte
des institutions ou politiques d’investissement, tandis que près de la
frontière, la croissance sera maximisée par des institutions ou politiques
d’innovation».
3- Par ailleurs, deux indicateurs sont couramment utilisés pour
mesurer les performances en matière d’innovation: le
nombre annuel de brevets et le nombre et l’impact des publications
scientifiques.
Le nombre de brevets reflète logiquement, et dans la réalité des
faits, la taille de chaque pays: l’Allemagne par
exemple, dépose plus de deux fois plus de brevets européens que la France ou le
Royaume-Uni. En termes dynamiques, on constate une relative stabilité des parts
des États- Unis (autour de 27%) et de l’Allemagne (autour de 20%), alors que la
part du Japon se stabilise depuis longtemps autour de 17%.
D’un autre côté, l’examen des statistiques de publications scientifiques
en tendance montre une domination décroissante des États-Unis (qui passent de
38,5 à 30,9% entre 1986 et 1999), une stagnation de l’Allemagne et une lente
progression du Royaume-Uni, du Japon et de la France (qui passe de 4,5 à 5,2%).
En termes de niveau en revanche, la France est dominée par l’Allemagne et très
largement dominée par le Royaume-Uni.
La France publie peu dans les disciplines scientifiques, et les
publications françaises sont moins citées que celles des autres pays étudiés. «Là
encore, compte tenu du niveau des dépenses en R&D, on peut se poser la
question de l’efficacité de la partie recherche de ces dépenses».
A rappeler que la France consacre 2,2% de son PIB à la R&D.
En Allemagne, ce chiffre est de 2,3%, et au Royaume-Uni, il ne dépasse pas 1,9%,
avec pourtant de meilleurs indices d’impact et de productivité. Les États-Unis
consacrent une part plus importante de leur PIB à la R&D, à savoir 2,6%, de
même que le Japon, avec 3%.
Du côté «offre» de chercheurs potentiels, l’évolution du nombre
de scientifiques et ingénieurs travaillant en R&D pour 10 000 individus
actifs entre 1980 et 1998, les auteurs du rapport observent que les États- Unis
et le Japon sont très largement en tête, alors que les trois pays européens battent
de l’aile. En Europe, la meilleure performance est réalisée par la France, qui
passe de 30 à 60, et devance notamment le Royaume-Uni, qui stagne autour de 50,
les États-Unis passant de 58 à 80.
Et les auteurs de trancher: «l’expérience
montre que le rendement de la recherche dépend de la capacité à mettre en
synergie laboratoires universitaires, pôles technologiques et tissu industriel
spécialisé. Or l’Union européenne ne parvient à réaliser aucun de ces
objectifs, prisonnière qu’elle est d’une politique de la concurrence qui inhibe
la recherche pré compétitive, d’une politique de la recherche qui favorise le
rattrapage et d’une politique universitaire qui mobilise des moyens modiques».
4- Tous les grands pays européens, estime le rapport, cherchent en
même temps à professionnaliser les formations supérieures, à renforcer la base scientifique
et technique nationale, à diversifier les financements de l’enseignement supérieur,
à laisser une «certaine» autonomie aux établissements.
Or, le discours commun sur l’université française a été depuis
longtemps, celui de la crise, de l’impossible réforme, voire du déclin. «Soumise
aux feux croisés de la massification du recrutement et des exigences scientifiques
d’une économie basée sur la connaissance, l’université française aurait
décroché. Pas un ministre ne résiste à la tentation de la réforme, tant les
dysfonctionnements paraissent massifs. Pas un rapport de la Cour des comptes
qui ne fasse le constat des gaspillages, de la piètre gestion des universités
ou des corps d’enseignants et de la mal gouvernance globale du système. Pas un
diagnostic sur l’état du marché du travail qui ne revienne à satiété sur l’inadaptation
de l’effort de formation aux besoins en qualifications».
Mais, «au terme d’un long cheminement dans l’université
française, notre conclusion est que celle ci est fondamentalement adaptée.
Adaptée aux missions explicites qui lui ont été assignées (dispenser une
formation générale supérieure de masse, pourvoir aux besoins de l’économie en
compétences et qualifications professionnelles, se situer aux frontières de la
recherche scientifique et technique dans les domaines de spécialisation
industrielle du pays). Adaptée aux contraintes implicites qui lui ont sans
cesse été renouvelées (contribuer à la stabilité d’un système d’enseignement
supérieur fondé sur la double coupure formations sélectives/université,
organismes de recherche/université, refus de la sélection, maintien des formes
apparentes de la centralité, de l’uniformité, et de l’homogénéité des cursus,
des carrières et des statuts)».
Cependant, malgré cela, et dans une économie basée sur la
connaissance, la France a décroché, sa science est peu productive en brevets,
en innovations, en nouvelles entreprises. Dans une économie mondialisée, la
France perd pied en matière de services marchands intellectuels. «La source
serait à chercher dans une organisation universitaire publique et centralisée,
qui interdirait aux universités de recruter les étudiants et les enseignants
les plus compétents et de valoriser ainsi leurs cursus».
L’université est en péril, car elle ne peut «ni renouveler ses
effectifs enseignants aux conditions matérielles passées, ni rationaliser
l’appareil universitaire par peur d’un affrontement avec les élites locales et
les corporations, ni diversifier les sources de financement».
«Si l’on prend au sérieux la problématique de la «nouvelle
économie» et de la mondialisation du marché des services éducatifs supérieurs,
si l’on souhaite s’arracher à la spécialisation actuelle et jouer les premiers
rôles dans l’économie de la connaissance, si l’on entend changer d’ère en
matière de formation des élites pour se mettre au diapason mondial, alors peut être
faut-il envisager de sortir du modèle de l’université adaptée» affirme
concrètement le rapport.
5- Le constat pour la France est donc patent, pensent les auteurs
du rapport: «impasses de la centralisation, inadaptation des cursus, limites du
financement public, inégalités devant le diplôme, prise de conscience
progressive des besoins nouveaux de formation dans une économie de la
connaissance mondialisée, épuisement apparent des vieilles querelles sur la
sélection et le rapprochement progressif des universités et des organismes de
recherche: tout semble militer pour une réforme sans psychodrame et sans
censure de la rue».
Trois scénarios sont par conséquent mis au devant par le
rapport, pour sortir de cet état:
Un scénario au fil de l’eau, qui verrait le système actuel soumis
à des contradictions internes grandissantes et au défi d’une économie de la
connaissance mondialisée.
Un scénario de rupture qui, «sur fond de transition démographique
et d’un choix volontariste de spécialisation dans les industries et services de
l’économie de la connaissance, verrait les acteurs politiques et académiques
travailler à une refondation du système sur les bases de l’excellence, de la
concurrence et de la diversité».
Et un scénario de «la réforme incrémentale, fondé sur la
décentralisation, les incitations, l’expérimentation, la discrimination
positive et l’intégration européenne».
+ Scénario 1: l’évolution au fil de l’eau
Les choses ont encore trop peu changé et le système reste très
centralisé, note le rapport. «Les universités n’ont acquis leur autonomie que
dans des domaines limités, et leurs marges de manoeuvre restent très faibles.
Impossible pour elles de différencier leur offre sans capacité au moins
partielle de s’autofinancer, sans possibilité de gérer leurs ressources humaines,
bref sans une réelle autonomie». L’université ne joue pas son rôle d’ «ascenseur
social» et les inégalités dans le domaine de l’éducation persistent. «Impossible
donc de se satisfaire de la situation actuelle, qui a peu de chance d’évoluer
positivement dans les prochaines années».
Ce premier scénario pourrait tourner au scénario catastrophe: «difficulté
de recrutement, désertion de l’université française par les meilleurs
chercheurs, attirés par le secteur privé ou l’étranger, suivis de près par
leurs meilleurs étudiants, difficulté d’encadrement des étudiants de premier
cycle, baisse continue du niveau. L’université, pour sa part, non sélective, ne
serait plus alors qu’une voie de garage où ne s’agglutineraient plus que les plus
mauvais bacheliers».
+ Scénario 2: la rupture
Imaginer une réforme radicale du système actuel, «c’est sans
aucun doute, sortir du modèle français, prendre acte de la mondialisation, de
l’avènement de l’économie de la connaissance, et s’inspirer de modèles
étrangers, notamment américain, qui semblent avoir fait leurs preuves».
Dans la boîte à outils de cette réforme, «il y a la sélection à l’entrée
du supérieur, la différenciation par niveaux d’excellence de l’offre universitaire
non plus subie mais affichée, la création de fondations universitaires, permettant
l’autonomie des politiques universitaires et la prise de distance par rapport à
l’État».
Cela reviendrait à «permettre aux universités de s’autofinancer
en les laissant libres, de fixer leurs droits d’inscriptions, mais aussi libres
de recevoir des subventions privées, de s’appuyer sur des entreprises, voire de
s’appuyer sur des fondations. Les professeurs, quant à eux, sont l’objet d’une
évaluation continue par leurs pairs, par les universités concurrentes et par
leur propre institution. Laisser les universités entièrement libres de gérer le
recrutement leurs professeurs à l’instar des universités américaines».
+ Scénario 3: la réforme incrémentale
Ce scénario suppose que «l’on renonce d’emblée à un certain nombre
de réformes: la sélection à l’entrée, la différenciation salariale, l’autonomie
intégrale des universités, l’intégration formation/recherche par suppression du
CNRS, l’université payante et le financement par chèques éducatifs».
Ce troisième scénario est le plus plausible, estime le rapport,
car il «répond aux nouveaux défis de l’économie de la connaissance mondialisée».
Il est, par ailleurs, «politiquement viable, et s’inscrit pour une large part
dans une perspective européenne».
«La volonté d’harmonisation des pays européens en matière de
système d’enseignement supérieur, leur désir commun de ne pas laisser les
États-Unis monopoliser les technologies et industries de la nouvelle économie,
ni se tailler la part du lion dans le marché de l’éducation…peut ouvrir des
marges de manoeuvres assez importantes, sans pour autant paraître
révolutionnaire».
Yahya El Yahyaoui
Rabat, 2 Octobre 2008