Etat et société de linformation : La nouvelle frontière (*)
Yahya El Yahyaoui
Trois constatations fondamentales simposent inévitablement à tout observateur averti de la dynamique technologique du secteur de linformation et de la communication et des mutations profondes dont elle est à lorigine depuis au moins deux décennies :
- La première constatation est relative à lactuelle et progressive transition dune société fondée sur la production de biens manufacturés et matériels, à une société basée sur la «production» du savoir, de la connaissance, de lintelligence bref sur la production de limmatériel.
- La seconde constatation se rapporte à la gigantesque prolifération des supports consécutivement aux prodigieux développements industriels ayant trait aux domaines de linformation et de la communication et à la convergence de leurs technologies respectives.
Prolifération des supports mais aussi prolifération des contenus (programmes audiovisuels, logiciels informatiques, nouveaux services des télécommunications etc.): «Les potentialités de la technologie sont immenses et lon se plait à rêver dun monde où il ny aurait plus de frein ni en temps ni en coût à laccès à la connaissance, à la culture ou à de nombreux divertissements et ce sur une base planétaire»(1).
- La troisième constatation a trait à la décomposition tendancielle mais inévitable de la valeur explicative de certaines grandes notions jusquici à labri de toute contestation analytique quelconque : la mondialisation, la globalisation et l«invasion» des économies par limmatériel ont rendu caduques des binômes dichotomiques tels que national/international, interne/externe ou des notions comme entreprise, Etat, marché, souveraineté ou autres.
Autrement, en filigrane de cette émergente société de linformation (dite aussi dinstantanéité), le poids des notions, des concepts et des théories se décompose davantage et se relativise, le champ de la culture et de la pensée se rétrécit et samenuise.
Ces trois constatations, fondamentales à notre sens, interpellent non seulement lavenir des frontières entre technologies de linformation et de la communication et des acteurs y opérant, mais aussi et surtout lavenir des grandes institutions au premier rang desquelles se trouvent lEtat (dans sa fonction de régulation ) et la société (dans sa dimension culturelle et éthique) face à des enjeux mêlant, à côté des considérations économiques et géostratégiques, des rapports de force transcendant le droit à linformation, à laccessibilité et à la diversité culturelle.
I- Dynamique technologique, dynamique sectorielle et émergence de la société de linformation
Dans un ouvrage paru récemment sur les mutations du secteur des télécommunications(2), lon a essayé de montrer que la dynamique du champ «informationnel/communicationnel» est dabord et avant tout une dynamique foncièrement technologique relayée, au fil du temps, par «le déplacement géographique de la demande, louverture de nouveaux marchés et par conséquent larrivée de nouveaux acteurs».
Cette dynamique sest traduite, depuis au moins la fin des années 80, par un foisonnement sans précédent des supports de linformation («numérisation, réseau numérique à intégration de services, commutation temporelle asynchrone, fibres optiques, satellites, radiotéléphone cellulaire, réseaux à large bande, communications dentreprises, réseaux intelligents, réseaux virtuels etc.)»(3) dune convergence manifeste des secteurs (télécommunications, informatique, audiovisuel) jusquà récemment sinon conflictuels, du moins autonomes, et dune coopération profonde entre les différents opérateurs mis en jeu.
Ce foisonnement des supports, cette convergence des secteurs et cette coopération entre acteurs ont donné naissance à ce quil est communément appelé de nos jours, le multimédia, expression technique de la tendance à «lunification croissante des différentes composantes du champ de linformation où grâce à une généralisation de la numérisation, on traite et on transporte, selon les mêmes principes, les données informatiques, la voix téléphonique et laudiovisuel»(4).
«Ce nest encore quun concept, mais tout le monde en parle : le prochain siècle sera celui du multimédia, de laccès à distance à une information intégrée faisant intervenir à la fois, texte, données, voix et images».
Le prochain siècle sera celui des autoroutes de linformation «métaphore simplificatrice pour désigner des réseaux interactifs à très haut débit pouvant transporter nimporte quel type dinformation : données, images, films vidéo, voix etc.» autrement «cest un réseau de communication dun débit suffisant pour faire passer dans les deux sens, des films, des conversations, des données, des images de télévision»(5).
Cette révolution (ou présentée comme telle) des technologies de linformation et de la communication na été donc rendue possible que grâce aux progrès réalisés dans le domaine de la numérisation. Car du moment où les trois grands médias (téléphone, télévision, ordinateur) sont transmis sous une forme digitale, les frontières entre eux vont systématiquement sestomper.
Le prochain siècle sera, par conséquent, celui de la société de linformation (ou se voulant comme telle) puisque «lhabitant du village le plus reculé du Minnesota ou de lAlabama» sera lui aussi connecté, selon le vice-président américain et promoteur acharné des autoroutes de linformation.
Cette nouvelle frontière issue de cette grande et vertueuse dynamique technologique a engendré, au-delà de son «idéologie mobilisatrice», un effet puissant et stimulant pour les fabricants de matériel de télécommunications, dinformatique, de logiciels, de sociétés de câble (les câblo-opérateurs), des industriels de programme, du spectacle et du divertissement.
Cest dire que leffort est porté non seulement sur les équipements et les infrastructures : terminaux intelligents (construits autour de micro-ordinateurs) par lesquels transitera lensemble des informations fournies aux abonnés; fibres optiques et technologies de commutation à large bande, mais aussi sur les logiciels (de gestion de réseaux pour assurer leur sécurisation et mise en relation des abonnées avec les places de marché électroniques) et des services audiovisuels dont essentiellement la production télévisuelle.
En même temps, « la perspective de marchés (et de profits) considérables, déclenche leffervescence marquée par des annonces quotidiennes dalliances, daccords, de nouveaux produits, de déploiement de réseaux en fibres optiques etc.»(6); le contrôle du marché mondial (puisque lessentiel de la valeur ajoutée ne provient pas de lexploitation technique du réseau mais de la fourniture des services ) ne sen pas moins déclenchée.
Cest la raison pour laquelle, les États-Unis, lUnion Européenne et le Japon (il ne peut sagir que de ces blocs et deux seulement en la matière) agissent non seulement au niveau de la pure offre technologique, mais aussi et surtout dans la conception et le développement des contenus devant emprunter ces «larges tuyaux » de linformation : le rôle de lEtat dans la régulation de ce mouvement densemble est crucial.
Tout le monde saccorde, aujourdhui, à dire que les décennies 80 et 90 apparaissent comme les décennies de la déréglementation et de la libéralisation des réseaux de télécommunications et daudiovisuel, largement relayées par la dynamique des technologies de linformation et de la communication, la mondialisation et la globalisation de l économie.
Deux réalités incontournables deviennent de plus en plus perceptibles de nos jours :
- La première a trait à la progressive érosion des schémas temporels et spatiaux et à la mise en doute sérieuse des évidences et des frontières.
- La seconde est relative à la tendance à la déligitimation de la place de lEtat dans la fonction de production : le mode de production et de gestion monopoliste et centralisé de lEtat est de plus en plus contesté.
2-1- De la progressive érosion des repères
Ce qui se passe aujourdhui devant nos yeux, grâce à la nouvelle donne technologique dans le domaine de linformation et de la communication, est non seulement un ébranlement profond des frontières entre les secteurs et les acteurs y opérant, mais aussi et surtout une mise en cause tendancielle des rapports à lespace, au temps, à la géographie et à lhistoire.
Il ny a plus despace national : les «données, images, sons, traduits en langage numérique, vont pouvoir être transportés sans frontières dun point à lautre à travers le globe, transformant radicalement les conditions de fonctionnement des entreprises et le mode de vie des individus»(7).
- Il ny a plus , aussi, de service national, dopérateur national, de marché national ou de logique nationale ni en télévision, ni en télécommunications, ni en informatique : les grands acteurs, quoique agissant à partir dune base nationale, sassocient et travaillent pour le marché international :
- Le «temps mondial » marque nos repères à la géographie et au globe. Cest le temps de linstantanéité, de lurgence, de limmédiateté qui fait de plus en plus face. « Chaque jour, des milliers de milliards de dollars sont manipulés électroniquement par câble et par satellite».
- Les grandes catégories analytiques (valeur, production, finances, assurances, travail, loisirs etc.) nont plus grand contenu explicatif; elles doivent être reconsidérées, repensées et reconceptualisées pour appréhender les mutations en cours.
- La culture est en crise car éprise par linstantanéité et la logique de la vitesse, par la « civilisation » du virtuel significative de la montée en force des industries de limaginaire, dune ère où les « libres » flux transfrontières prennent le pas sur la circulation des uvres culturelles dont la production appelle le recul et sinscrit dans la durée.
2-2- De la tendance à la déligitimation de la place de lEtat
Si ces quatre exemples sont significatifs (entre autres) de la progressive érosion des repères à lespace et au temps, ils ne sont pas sans interpeller la légitimité, le rôle et la place de plusieurs acteurs dont fondamentalement lEtat.
En fait, lEtat qui exerçait (par le biais de sa réglementation ) sa légitimité dans un territoire déterminé par des frontières réelles, a vu le territoire de sa compétence se recomposer et samenuiser : «léconomie virtuelle est en marche, porteuse dune logique de labondance, de la déterritorialisation et de la fin des intermédiaires. Le temps réel devient un facteur prépondérant et lespace sefface. Les entreprises se font virtuelles, elles se transforment en quasi-firmes. La cyber économie se caractérise par une globalisation et une intégration mondiale, par une poussée des techniques de linformation, par une déréglementation accrue»(8).
Nous essayons, suite à Patrice Flichy, dappréhender cette recomposition de lespace de lEtat à travers quatre données qui nous semblent fondamentales pour comprendre la tendance à la redéfinition des différents caractères organisationnels jusquici en vogue :
- La première donnée concernerait la problématique du monopole et de la concurrence. Si le monopole naturel sur les réseaux de télécommunications et audiovisuels a longtemps justifié la place et le rôle de lEtat dans leur réglementation, il est aujourdhui de plus en plus contesté en faveur des politiques de déréglementation et de libéralisation.
LEtat est, dans ce cas, beaucoup plus régulateur quopérateur avec des variantes différentes selon telle ou telle spécificité nationale (service public, instances de réglementation etc.).
- La deuxième donnée a trait à la relative étanchéité de la frontière entre le privé et le public : au-delà de la propriété du capital, la problématique du service public et de lintérêt général est intrinsèquement affaire de lEtat de par sa position de réglementeur ou de régulateur.
- La troisième est relative à la relation service universel/service spécifique. Quil sagisse des télécommunications ou de laudiovisuel, loffre sest considérablement étendue et diversifiée : le développement de nouveaux réseaux spécifiques dans les télécommunications, des chaînes spécialisées dans laudiovisuel appelle réglementation et régulation de la part de lEtat.
- La quatrième se rapporte à la dichotomie masse/élite : les services de communication (téléphone et télévision ) auparavant services élitaires deviennent de nos jours tendanciellement de masse.
Autrement, si «un certain nombre de services nouveaux peuvent être développés aujourdhui dans un cadre spécifique et élitaire, dès quils prendront un caractère de masse, il faudra sans doute leur donner un caractère universel »(9).
Pour ces quatre données, lEtat est davantage contesté en tant quopérateur, mais sa présence est sinon cruciale, du moins souhaitée pour assurer régulation, harmonisation et équilibre. Il lest bien plus encore quand les systèmes de communication mettent en jeu identité et culture.
Dans la mouvance des débats sur la société de linformation en cours de «montage» dans la plupart des grands pays industriels, trois grands enseignements peuvent être tirés :
- Le premier enseignement : quil sagisse des Etats-Unis, du Japon ou de lUnion Européenne, lEtat nest quun catalyseur, un élément mobilisateur dans la bataille de la mise en place des supports (les autoroutes de linformation) de la société de linformation.
Lessentiel de linvestissement en supports et en contenus provient de lindustrie privée (opérateurs de télécommunications, câblo-opérateurs, fournisseurs de programmes, fournisseurs déquipement et de logiciels, fournisseurs de contenus etc.). Et lEtat nest «intéressé» que par les retombées positives quun tel projet pourrait avoir : «le développement dune offre massive et cohérente dans le domaine des supports dinformation interactive peut être un des ressorts de léconomie pour le début du XXIème siècle alors que les ressorts traditionnels se seront quelque peu étendus »(10).Il en est pratiquement pour le Japon, dans une moindre mesure pour lUnion Européenne.
- Le deuxième enseignement : quil sagisse des Etats-Unis, du Japon ou de lUnion Européenne, les tâches sont globalement réparties : aux opérateurs la définition des infrastructures et des services nouveaux, à lEtat la définition des conditions techniques, économiques et réglementaires.
Cest dailleurs, dans ce cadre que sinscrivent le mouvement de libéralisation des télécommunications et de l'audiovisuel européens, le projet américain dune déréglementation généralisée pouvant permettre «aux opérateurs de téléphone de diffuser des chaînes de télévision et aux opérateurs de télévision par câble doffrir des services de téléphone»(11) ou encore la démarche japonaise où lEtat estime quil est de sa responsabilité non seulement de promouvoir la technologie mais encore de piloter la mutation vers la société de linformation pour que celle-ci soit «équitablement répartie parmi les citoyens».
- Le troisième enseignement : des trois stratégies évoquées, lEtat nélude pas lenjeu culturel. Toute la philosophie de la société de linformation est orientée vers le savoir , léducation, lenseignement et la culture. Ce nest nullement par hasard si le MITI a retenu dans son Rapport sur «la Société de lInformation de Seconde Génération» cinq domaines clefs : léducation, la recherche, la médecine et la santé publique, les bibliothèques et ladministration. Ce nest pas non plus par hasard si lEurope et les USA font de même : «La Commission réfléchit à la dimension sociétale. Elle lance, avec des experts, une réflexion sur les thèmes de lemploi, de lorganisation du travail, de léducation etc.»(12).
Si, par ailleurs, la question de l«exception culturelle» a longuement ravivé les débats lors des négociations de lUruguay Round et du GATT, elle népousait aucunement une attitude protectionniste de la part de lEurope (en partie du Japon) ; il sagissait plutôt dune «tactique» pour permettre à lEurope « de restructurer une industrie; des programmes) qui devra, à terme, se développer sans protection et sans subsides»Autrement, «le débat sur lexception culturelle est une simple péripétie dont on ne saurait surestimer limportance : il ne sagit que dune phase probablement transitoire et de durée limitée»(13).
Force est de constater, en définitive, que le rôle de lEtat dans la préparation et plus tard la concrétisation de la société de linformation est dabord et surtout de pilotage et de régulation dans un contexte où libéralisation impose coordination, harmonisation et normalisation.
Quelle est la place des pays du Tiers-Monde (dont le Maghreb) dans cette mouvance technologique globale, dans ce contexte de profusion des supports et des contenus et dans cette bataille pour la domination de la société de linformation ?
Deux idées forces, nous semble-t-il, doivent être au préalable écartées :
+- La première concernerait ce quil est convenu dappeler linvasion culturelle par limage, ou limpérialisme des images déversées en grande quantité sur le Tiers-Monde depuis le début des années 80 ; manipulant esprits et comportements, contrôlant curs et âmes par films interposés ou via des satellites de diffusion puissants.
Les tenants de cette thèse appellent par conséquent, à une certaine forme de protectionnisme volontariste pour éviter que les «images ne fassent des ravages».
Une telle thèse est fausse, nous semble-t-il, pour deux raisons :
- la première est quelle est foncièrement défaitiste. Si le Tiers-Monde «narrive pas à suivre» et à contribuer à la vague dinformations transfrontières qui se diffuse dans le monde, ce nest nullement la «faute à lAutre»!
- la seconde raison est quune telle thèse ne sinscrit pas dans le courant de lHistoire : si la position actuelle des pays du Tiers-Monde est négativiste vis à vis des technologies de linformation et de la communication et des contenus y transitant, cela a été souvent le cas vis à vis de la technologie en général. La technologie na été que maladroitement assimilée et endogénéisée.
+- La seconde idée fausse est que daucuns croient que l«information» massive sappuyant sur les technologies de linformation et de la communication pourrait être de nature à réduire le fossé entre les pays du Tiers-Monde et les grands pays industriels et de favoriser, par conséquent, les échanges culturels pour une meilleure compréhension civilisationnelle réciproque.
Une telle thèse est, à notre avis, aussi fausse car le sens de linformation entre les deux parties na été souvent quunilatéral et à sens unique : les pays du Tiers-Monde ne sont, la plupart du temps, que de simples consommateurs passifs, rarement des producteurs, et se contentent dimporter des supports qui ne serviraient quen partie à lexploitation de données transfrontières dont ils nont ni la capacité de contrôler, ni les moyens de «censurer».
Notre thèse, se voulant réaliste et non démagogique, est la suivante :
-Premièrement, parce que transcendant lespace et le temps, les flux des nouvelles technologies de linformation et de la communication ne peuvent être contrôlés «censurés» ou «adaptés» par décret ou par toute autre mesure gouvernementale.
Les pays du Tiers-monde, se sentant «menacés» dans leur culture ont loccasion.
+ de développer leur capacité immunitaire par la responsabilisation, léducation et lenseignement; ce qui entraînerait le développement des stratégies substitutives que la société civile et lEtat devraient imaginer,
+ de mettre en place une stratégie de développement régional des technologies de linformation et de la communication, à travers le développement et le renforcement des réseaux régionaux de télécommunications, le développement des réseaux informatiques, le renforcement de la coopération et de la production télévisuelle nationale et régionale par des programmes communs et des actions communes.
Autrement, toute initiative visant à «protéger» le patrimoine et lidentité culturels par des mesures artificielles de contrôle des images transfrontières ne peut quêtre vouée à léchec, elle est en tout cas a-historique.
- Deuxièmement : lappel au respect de la diversité culturelle (consécutivement à «linvasion» culturelle anglo-saxonne et francophone dite homogénéisante et uniformisante) nest quun discours vide de sens : quest ce qui est fait pour que la culture occidentale respecte celle des pays du Tiers-Monde ?
Les pays du Tiers-Monde, au-delà de la richesse de leur culture, ont -t-ils mis en place une quelconque stratégie technologique et culturelle pour entrer dans le XXIème siècle, dit siècle du savoir et de la connaissance ?
Ont-ils préparé le cadre politique (au sens des libertés et de la démocratie), réglementaire et sociétal pour faire face non pas aux « défis » des nouvelles technologies de linformation et de la communication, mais pour faire de celles-ci un véritable moyen de développement économique, politique et social ?
Les éléments contenus dans ce texte ne sont, en fait, que des interrogations pour un débat de fond sur la place et le statut de la technologie et de linformation dans les sociétés du Tiers-Monde : les images transmises par satellites ne sont, en définitive, que la face apparente de liceberg.
(1)-Roulet.M «Un bouleversement majeur dans nos sociétés», Entretien, Géopolitique, n° 48, Hiver 1994-1995.
(2)-El Yahyaoui.Y, «Les télécommunications à lépreuve des mutations : Etat, monopole, déréglementation et concurrence», Ed.Okad, Rabat1995.
(3)-El Yhayoui.Y, «Les télécommunications à lépreuve des mutations», Ouv.Précité.
(4)-Flichy.P,«Multimédia, objet valise ou objet frontière», Futuribles, n°191, Octobre 1994.
(5)-Reboul.L,«Cap sur les autoroutes de linformation», Messages, n° 433, Novembre 1994/ Janvier 1995.
(6)- Reboul.L, «Cap sur», Art.Précité.
(7)-Théry.G, «Il ny a plus despace national», Géopolitique n° 48, Hiver 1994/95.
(8)-Quéau.P, «Qui contrôlera la cyberéconomie ? », Le Monde Diplomatique, Février 1995.
(9)-Flichy.P, «Vers un nouveau modèle de gestion des réseaux de communication», Réseaux, n° 66, CENT, 1994.
(10)-Pelissolo.J.P, «Linteractivité aux Etats-Unis», Futuribles, n° 191, Octobre 1994.
(11)- Rousseau.P.O, «La modernité à marche forcée», Géopolitique, n° 48, Hiver 1994/95.
(12)-Carpentier.M, in Revue Messages , n° 433, Novembre 1994/Janvier 1995.
(13)-Regourd.S, «Laudiovisuel réduit à une simple marchandise», Le Monde Diplomatique, Janvier 1995.
(*)-Communication au colloque international «Le Maghreb et le défi de limage satellite»; Institut Supérieur du Journalisme, Rabat, 16-17-18 Mars 1995.