Nouvelles technologies de linformation et de la communication, développement économique et société de linformation : quels enjeux pour le Maroc à lheure de la mondialisation (*)
Jamais (peut être) au cours de lhistoire, la problématique liant technologies de linformation et de la communication, développement économique et économie mondiale na été aussi forte (aussi «originale» disent daucuns) quelle ne lest en cette fin de siècle.
Probablement jamais aussi, au cours de lhistoire, léconomie mondiale na été aussi interdépendante, aussi intégrée et aussi globale quelle ne lest en ces temps modernes où seuls, semble-t-il, les concepts de mondialisation économique, de globalisation financière, douverture commerciale et de libéralisation politique sont de mise, et en vogue de surcroît. Ils sont, en même temps, les seuls admis et les seuls «autorisés» à être mis en vigueur.
Si la nature de la trilogie «nouvelles technologies de linformation et de la communication- développement économique et mondialisation» est fort complexe, et peu élucidée par ailleurs jusquici, cest parce quà notre avis, les composantes de ladite trilogie ne se sont pas encore suffisamment stabilisées pour quon en tente une esquisse dapproche sinon paradigmatique, du moins conceptualisante (I).
Non moins complexes, et risquées par ailleurs, les tentatives voulant appréhender la relation en jeu non seulement dans ses prolongements économiques ou institutionnels (II), à la lumière des choix technologiques retenus ou du «modèle de développement» à (re) concevoir, mais aussi et surtout en termes de «projet de société» à faire prévaloir et du mode de production et de reproduction des valeurs ou contre-valeurs culturelles à défendre ou à recréer (III).
Si lambition assignée à cette communication semblerait, à première vue, manifestement surdimensionnée, jallais dire même prétentieuse, en raison du vaste champ objet de la réflexion, et du caractère instable des éléments en jeu, elle (lambition) pourrait être dautant plus tempérée et relativisée quelle ne se limitera quà la définition de quelques axes de réflexion (pour un débat) de nature, prétendons-nous, à éclairer les enjeux pour le Maroc à lheure de la mondialisation et de la société de linformation.
I- Nouvelles technologies de linformation/communication, développement économique et mondialisation : éléments pour un débat
1-1-La problématique du rapport des nouvelles technologies de linformation/communication au développement en général, et au développement économique en particulier, est incontestablement au cur des nombreux débats économiques actuels auxquels se livrent non seulement les économistes, les statisticiens et les futurologues, mais aussi les opérateurs économiques, les collectivités territoriales et les «planificateurs de réseaux».
Cet intérêt renouvelé, pour une problématique peu prospectée, semble largement se justifier par les potentialités que renferment les nouvelles technologies de linformation/communication aux niveaux de la croissance économique, de la productivité des entreprises et de leur compétitivité sur les marchés (1), mais aussi aux niveaux des délocalisations dactivités en mal dexpansion et daménagement du territoire à travers une politique de redistribution spatiale des biens collectifs (2).
Il paraîtrait redondant, et déplacé de surcroît, de sattarder ici à nouveau sur les impacts positifs réels quont induit (quinduiront) les télécommunications, linformatique et laudiovisuel (pris isolément ou dans leur imbrication) sur la production, sur la productivité, sur la croissance globale et lintégration régionale, tant la littérature les quantifiant (du moins pour les pays industriels) abonde et semble avoir tranché la polémique, longtemps en vigueur, sur les «impacts réciproques éventuels» (3).
Non tranchée, semble-t-il cependant, est la conviction (largement répandue par ailleurs au Maroc) faisant desdites technologies non seulement une fin en soi mais surtout et davantage une condition nécessaire, et suffisante paraît-il, de la productivité des entreprises et de leur compétitivité, de laménagement du territoire et de la redistribution des équipements collectifs.
Or, si les nouvelles technologies de linformation/communication sont une condition incontestablement nécessaire pour le développement économique dans sa globalité, elles ne sont, toutefois pas suffisantes, encore moins dominantes ou déterminantes du processus de développement économique. Elles ne sont, de notre point de vue, quun élément daccompagnement (accompagnateur disent les techniciens) et un moyen peu suffisant pour déclencher «la machine du développement».
Cest autrement, la raison pour laquelle, faute dune stratégie claire, cohérente et finalisée, les nouvelles technologies de linformation/communication ne peuvent se diffuser, stimuler le développement économique ou en être le moteur et laccélérateur.
1-2-Si les nouvelles technologies de linformation/communication sont nécessaires mais peu suffisantes pour tirer «la machine du développement économique», la logique de la mondialisation ne semble, à son tour, pas aussi suffisante pour forger «un nouveau modèle de développement» global et cohérent (4).
Parce qu'elle est à lorigine dun décalage de plus en plus croissant entre les espaces du marché et lespace de la décision politique, la mondialisation semble avoir « pris au piège » les politiques économiques et les choix collectifs définis au sein despaces restreints au moment où marchandises et capitaux circulent quasi-librement transcendant frontières étatiques et réglementations nationales (5).
Cest sans nul doute pour cela que, livrées à la logique marchande et aux forces du marché, les politiques économiques sont, à lheure de la mondialisation, foncièrement placées sous surveillance de la tendance à lunification du marché mondial et à la constitution de «firmes-réseaux» supranationales.
Force est, par conséquent, de constater quau Maroc (comme partout dans les autres pays du Tiers-Monde) la logique de la mondialisation (en vogue par ailleurs, dans les discours de tout bord) douverture, de libéralisation et de privatisation, jointe auxdits «acquis» des décennies dajustement structurel, semble faire lunanimité quant au choix du «nouveau mode de développement» à adopter, à défendre et à légitimer(6).
Elle semblerait même, plus que dautres variantes tentées dans les années 70, fondamentalement irréversible parce que présentée non seulement comme la voie salvatrice, mais tout simplement comme étant lunique voie (7).
1-3-Si les nouvelles technologies de linformation/communication et les «recettes de la mondialisation et de lajustement» sont incontournables (ou présentées comme telles), leurs impacts sont contestables et vraisemblablement dangereux (du moins pour notre pays) pour en faire la base nécessaire et suffisante du développement économique conçu ou à (re)concevoir (8).
Sinon, la politique économique «nationale», conçue par les marchés et pour les marchés, ne pourrait que porter la marque et la caractéristique du mode de développement voulu, adopté et soumettant les valeurs (toutes les valeurs) aux seules règles du jeu du marché aux règles de ses «valeurs».
La raison en est schématiquement, que devenant de plus en plus global, interconnecté (via les nouvelles technologies) et largement ouvert à la circulation des marchandises et des capitaux, le marché ne connaît (ne connaîtra), de ce fait, que les individus et na (naura) la moindre idée de ce quest (de ce que sera) une société (9).
Lon ne pourrait, certainement, pas ne pas admettre que le Maroc na peut-être pas à échapper à la logique du marché mondial global, interconnecté, libéralisé, déréglementé et à «haute intensité de technocratie et de compétitivité».
Lon ne pourrait pas, non plus, ne pas admettre que les modèles de développement, jusquici en vigueur, ont été pour la majorité dentre eux, révolus et relégués.
Non moins inadmissible, toutefois, daffirmer que telle quelle est voulue actuellement par les firmes multinationales et les élites au pouvoir, la mondialisation ne pourrait quengendrer, tout comme lajustement, inégalités et exclusions et inévitablement instabilités politiques et «révoltes suicidaires» (10).
Cest la raison pour laquelle au Maroc, comme dans les autres pays du Tiers-Monde, le rouleau compresseur de la mondialisation et de lajustement, ne pourrait être contenu que par un débat démocratique sur le choix du type et du «modèle» de développement à créer et à soutenir(11).
ii- NTIC, problématique daccès et appropriation
2-1-Il est fort significatif de rappeler que les mutations technologiques dans le domaine de linformation et de la communication sont, deux décennies durant au moins, spectaculaires et sans précédant (12).
Quil sagisse des infrastructures, des terminaux ou des services, les développements dans les télécommunications, dans linformatique et dans laudiovisuel sont considérables et sans commune mesure avec ce qui prévalait auparavant en termes de diversité, de performance et de vitesse (13).
Plus spectaculaire (révolutionnaire disent daucuns) et aux effets non moins considérables est la dynamique que la numérisation a engendrée non seulement dans son extension aux divers modes dexpression des connaissances (texte, son et image, fixe ou animée) mais aussi dans le potentiel dunification dont elle a été à lorigine pour trois grands secteurs jusquici autonomes et disjoints.
Cependant, ces mutations nont de portée réelle et deffets dentraînement significatifs (du moins pour ce qui est de notre pays) que si la problématique daccès au «marché» mondial (des nouvelles technologies dinformation/communication) est garantie et les possibilités dy choisir permises (14).
Ceci ne semble nullement être le cas de par le «protectionnisme» auquel se livrent les détenteurs de ces technologies et aussi de par le caractère insolvable qui constitue la marque principale du Maroc et des pays du Tiers-Monde en général (15).
Cest certainement la raison pour laquelle les technologies «transférées» sapparentent davantage à des équipements beaucoup plus quà du savoir-faire (hautement gardé ou partiellement mis en valeur quand le «transfert»; est effectué par des « experts » peu innocents et fort rémunérés par ailleurs) (16).
Cest aussi la raison pour laquelle, lappropriation de ces technologies par les autochtones reste limitée, leur diffusion dans le système productif partiel et leur impact sur le développement économique douteux et peu garanti.
Cest dire autrement, que ces technologies ne pourraient servir le développement économique, ne serait-ce quau moins à court terme, que si les problématiques daccès et dappropriabilité par le tissu productif sont permises et garanties.
2-2-Ces technologies sont encore plus périlleuses si leur choix est davantage dicté par des considérations institutionnelles calquant leurs fonctionnalités à des contextes contrastés, et ne sont ainsi par le reflet objectif de politiques pouvant faire face à des besoins précis ou à des préoccupations réelles et exprimées.
En dautres termes, les technologies choisies et/ou recommandées ne devraient nullement, en fait, déterminer le besoin à satisfaire ou le problème à résoudre mais obéir plutôt et fondamentalement à la logique inverse (17).
Est-il concevable (dans un pays comme le nôtre) dimaginer une télévision éducative (censée décloisonner laccès à léducation) quand les contraintes techniques sont manifestes, les possibilités dappropriation économique et sociétale fort restreintes, lanalphabétisme à son paroxysme et le système denseignement en crise dun projet déducation; (18) ?
Est-il aussi plausible d « informatiser » ladministration, lécole et les institutions de lEtat quand ce dernier est fort contesté dans son rôle, jugé lourd dans ses rouages, peu efficace dans lencadrement de léconomie et irrationnel dans la gestion des deniers publics ?
Une telle action (dinformatisation) nest-elle pas superflue tant lEtat, sous leffet de la mondialisation et de lajustement, est appelé à samoindrir, à réduire sa taille et à revoir son rôle ?
Ces questions sont, reconnaissons-le, fort complexes.
Elles le sont davantage quelles sont traversées non seulement par des choix aux fondements élitaires purs et par les comportements mimétiques de ceux qui en ont été à lorigine, mais aussi et à vrai dire par la fascination dont ces nouvelles technologies dinformation/communication sont et lobjet et le sujet (19).
2-3-Si les décideurs au Maroc (et dans le Tiers-Monde) acquièrent pèle mêle les « nouvelles » technologies des télécommunications, dinformatique et daudiovisuel, cest probablement sur la base dune croyance bien répandue que le développement est en dernière instance, du moins au bout des projets déquipements envisagés, sinon des technologies «importées».
Lon ne peut de ce fait, conséquemment et parallèlement à cela, que sinterroger sur la nature du développement à même déviter quon ne soit mis au bord du chemin (de lhistoire disent daucuns), la thèse de la dépendance étant, discours de la mondialisation aidant, «a-historique» et «irréaliste», celle de linterdépendance et de lintégration semblant lui emboîter fort manifestement le pas.
Or, il est historiquement prouvé quune technologie nouvelle (dinformation/communication en loccurrence) na de portée réelle et de valeur significative que quand elle est acceptée par le système économique (appropriation économique), par le tissu social (appropriation sociale) et est aussi et davantage formatée par les valeurs en vigueur qui lui donnent, via la logique dappropriation, ses soubassements culturels et je dirais même symboliques (20).
Autrement, ladhésion culturelle à ces technologies de linformation/communication ne transcende pas uniquement lappropriation économique et sociale, elle en est la base objective, le support «identitaire».
Ces trois formes dappropriation des nouvelles technologies dinformation et de communication (dont il faudrait faire assimiler et approfondir le contenu, la portée et la symbolique) ne constituent nullement un enjeu pour léconomie, la société et la culture au Maroc. Elles sont plutôt perçues comme devant naturellement découler de louverture des marchés, de la libéralisation et de la privatisation de secteurs que la nation a mis des décennies à financer et à construire. Elles sont supposées, de ce fait, accompagner la «société dinformation et de savoir» dont on ne cesse dannoncer lavènement imminent.
iii-Libéralisation v/s privatisation et fondements du discours sur la «société de linformation et du savoir» au Maroc
3-1-Il est, nous semble-t-il, fort significatif, de remarquer que ce dont il conviendrait dappeler «société de linformation et du savoir», largement en vogue ces derniers temps au Maroc, ne sapparente avec ce qui semble constituer la marque fondamentale de lévolution économique, sociale et culturelle dans les pays industriels, quau niveau du discours véhiculé et de la rhétorique propagée.
Discours et rhétorique fondamentalement électoralistes de surcroît dans leur manifestation et élitaires dans leurs fondements et leurs prolongements (21).
Prenant appui sur un réseau de télécommunications peu étendu, de qualité moyenne et peu soucieux des enjeux du développement, sur un paysage audiovisuel archaïque et peu «libertaire» et sur un parc informatique dune densité insignifiante, le «projet de société dinformation et de savoir» en gestation au Maroc, semble se prêter davantage à des discours de campagne beaucoup plus quà un «projet de société» fiable, finalisé et évolutif (22).
Il semblerait justifier, par ailleurs, le choix de libéralisation et de privatisation des télécommunications adopté par le gouvernement précédent et fort apprécié par le «bloc» actuellement au pouvoir.
Il faudrait rappeler que la «société dinformation et de savoir» dont il est, peut-être à juste titre, question dans les pays industriels aujourdhui, est une vaste infrastructure de communication, véritable système «qui relie de manière interactive les équipements hard, les logiciels et les programmes soft, les réseaux et les services de communication» (23).
Elle est probablement même prélude à un nouveau mode daccumulation, de production et de consommation se voulant, par ailleurs, généralisable, global et déterminant.
ce dont le Maroc contemporain a besoin, cest dun «projet de société» le guidant et lorientant et non dun discours le désorientant car mystifiant sa réalité (24).
3-2-Car ce discours sur la «société dinformation et de savoir» ne semble pas seulement désorienter le marocain et mystifier son vécu, il est même de nature à renforcer son extraversion et développer son mimétisme (25).
Autrement, le discours véhiculant un tel « projet » ne semble pas seulement sous-estimer la portée imposante de la «dimension infrastructurelle» et dappropriabilité des technologies dinformation et de communication mais ne semble pas en mesure de «contextualiser» les politiques de déréglementation, de libéralisation et de privatisation devant conduire à ladite société : la vérité (à contexte différent, politique différente) semble aussi échapper sinon aux décideurs du moins aux «faiseurs dopinion».
Où en est-on de la généralisation de lordinateur et de la couverture médiatique au Maroc ?
Où sommes-nous de léquipement du territoire et de la satisfaction (jallais dire de la résorption) de la demande dans le domaine des télécommunications ?
Quen est on de la production culturelle susceptible dêtre véhiculée via linternet et les autoroutes de linformation dont on ne cesse dannoncer la réalisation ?
A-t-on les moyens (encore moins le calendrier de réalisation) de son projet de «société de linformation et de savoir» évalué sous dautres cieux à des dizaines de milliards de dollars et étalé sur plusieurs années ? (26).
Peut-on faire accepter un tel discours à une société quasiment analphabète, à une culture mésestimée et à une économie quasi-primaire ?
Y a-t-il un «modèle de développement» préconçu, réfléchi, pouvant appuyer et mobiliser un tel discours ?
3-3-Lon ne pense fondamentalement pas que lon puise combattre la «crise de société» que vit le Maroc, par un contre-projet mythique, et trompeur de surcroît, tout autant que lon ne peut combattre la guerre économique par le développement dune culture de paix économique(27).
Lon ne pense pas, en définitive, quil est plausible de parler denjeux des nouvelles technologies, et à fortiori de linformation et de la communication, si au moins trois problématiques ne sont définies et mises en jeu :
La problématique du «type de développement «à concevoir, à légitimer et à faire prévaloir;
La problématique daccès du Maroc au marché de ces technologies et daccès de la quasi-majorité de la population aux dites technologies (28);
Et la problématique dappropriabilité économique, sociale et culturelle desdites technologies.
Faute de quoi, les discours en vogue demeurent, et peut-être même pour longtemps, vagues, mystificateurs et élitistes.
(1)- El Yahyaoui.Y, «Nouvelles technologies de linformation/communication et dynamique du développement économique», (Conférence), Office des Ports, Casablanca, 15 Mai 1997.
(2)-Cf. El Yahyaoui.Y, «Transports et télécommunications : complémentarité ou substitution ?», LOpinion, 24 Octobre 1990 ; La Vie Economique, 26 Juillet 1991; Le Courrier Informatique et Télécoms, 10 Avril 1992.
El Yahyaoui.Y, «Télécommunications, délocalisation des entreprises et structuration des espaces», La Vie Economique, 4 Mai 1990; Al Bayane, 4-6 Novembre 1994; Le Courrier Informatique et Télécoms, 5 Octobre 1992.
(3)-Cf. entre autres :
Bretton.P «Les télésevices en France : quels marchés pour les autoroutes de linformation ?», La Documentation Française, 1994.
Commission des Communautés Européennes, «Croissance, compétitivité, emploi : les défis et les pistes pour entrer dans le XXIè siècle», Livre Blanc, Luxembourg, 1994.
(4)-El Yahyaoui.Y, «La mondialisation : communication-monde, ultra-libéralisme planétaire et pensée unique», Ed. Boukili, Kénitra, Janvier 1998.
(5)-Alternatives Economiques (Dossier), «Quest ce que la mondialisation ?», Alternatives Économiques, Hors Série, n° 36, 1998.
(6)-El Yahyaoui.Y, «Libéralisation des télécommunications : cas du Maroc», (Conférence), Confédération Démocratique du Travail, Casablanca; Itihad Al Ichtiraki, 23 Décembre 1996.
(7)-Cf. notamment les journaux, porte parole des partis politiques au Maroc (toutes tendances confondues).
(8)-El Yahyaoui.Y, «Pour une autre mondialisation ! », Temps Présent, n° 19, 1er Janvier 1998.
(9)-Une telle assertion, propre à lidéologie ultra-libérale pure (et purifiée au fil du temps) semble faire lunanimité des «faiseurs de politique économique» aussi bien au Nord que dans les pays du Tiers-Monde.
(10)-El Yahyaoui.Y, «Un regard marocain sur la mondialisation», (Interview), Almaghrib, Rabat 15 Mars 1998.
(11)-Cf. la préface du Pr. Mahdi Elmandjra à louvrage de Yahya El Yahyaoui, «Les télécommunications à lépreuve des mutations : Etat, monopole, déréglementation et concurrence», Ed. Okad, Rabat 1995.
(12)-El Yahyaoui.Y, «de la révolution informationnelle et communicationnelle contemporaine «(Conférence), Faculté des Lettres et Sciences Humaines, Rabat, 11 Janvier 1998.
(13)-Cf. à ce propos les conférences dispensées par lauteur aux étudiants de troisième cycle de lEcole des Sciences de lInformation, Rabat, Avril-Mai 1998.
(14)-El Yahyaoui.Y, «Mondialisation et autoroutes de linformation : quels enseignements pour le Maghreb», Communication au colloque Maghrébin «Audit, communication et performance», Faculté de Droit, Rabat, 11-12 Mars 1997; Revue Marocaine dAudit et de Développement, n° 6-7 1997.
(15)-El Yahyaoui.Y, «Télécommunications et sous-développement : cas de lAfrique», LOpinion, 6 Juin 1990&; Le Courrier Informatique et Télécoms, 20 Juillet 1992.
(16)- Cf. la série :
El Yahyaoui.Y,«Tiers-Monde et problématique de la centralité technologique», Itihad Al Ichtiraki, 26 Août 1996.
El Yahyaoui.Y «A propos de la question du transfert des technologies de linformation et de la communication», Itihad Al Ichtiraki, 9 Septembre 1996.
El Yahyaoui.Y «De la question du transfert technologique : lexemple des technologies de linformation et de la communication», Itihad Al Ichtiraki, 23 Septembre 1996.
El Yahyaoui.Y,«Technologies délite !», Itihad Al Ichtiraki, 21 Août 1996.
El Yahyaoui.Y, «Quelle (s) voie (s) pour lindépendance technologique ?», Itihad Al Ichtiraki, 28 Octobre 1996.
<(17)-El Yahyaoui.Y, «Etat et télécommunications : au-delà du désordre statutaire mondial», La Vie Economique, 7 Novembre 1990.
(18)-El Yahyaoui.Y, «Des enjeux économiques et sociétaux de la mondialisation», (Conférence), Faculté des Sciences, Kénitra, 22 Mars 1998.
(19)-El Yahyaoui.Y, «Etat et société de linformation : la nouvelle frontière», Communication au colloque international sur «Le Maghreb et les défis des images-satellites», Institut Supérieur de Journalisme, Rabat, 16-18 Mars 1995 ; Libération, 25-26 Mai 1996.
(20)-Cf. pour lexemple des télécommunications : El Yahyaoui. Y, «Mouvance libérale et logique de privatisation : les télécommunications, un service public ?», Ed . Okad, Rabat, 1996.
(21)-El Yahyaoui. Y, «Nouvelles technologies de linformation et de
la communication et société de linformation : où en est le
Tiers-Monde ? », (Conférence), Banque Centrale Populaire,
Casablanca, 29 Novembre 1996.
(22)-
El Yahyaoui.Y, « Le monde arabe et les défis des technologies de
linformation et de la communication », Ed. Boukili, Kénitra, 1997.
(23)-
Carpentier. M, « La signification sociétale des technologies de
linformation et de la communication », Commission Européenne, DG XIII,
13 Octobre 1995.
(24)-
Cf. à ce propos : El Yahyaoui.Y, « Du mythe de la société
de communication », La Vie Economique, 5 Octobre 1990 ; Libération,
3 Janvier 1992 ; Al Bayane, 4-5 Avril 1992.
(25)- El Yahyaoui.Y, « Mythes fondateurs du discours sur la société de linformation », Communication au colloque national « Réseaux et systèmes dinformation au Maroc à lheure de : la société de linformation», Ecole des Sciences de lInformation, Rabat, 24-25 Juin 1996.
(26)-Théry.G, «Les autoroutes de linformation», La Documentation Française, Paris, 1994.
(27)-Cf. la préface du Pr Riccardo Petrella à louvrage de Yahya El Yahyaoui «La mondialisation : communication-monde», Ouv.Précité.
Cf. aussi : El Yahyaoui.Y, «La mondialisation : quelle mondialisation ?», A paraître aux Editions Afrique-Orient.
(28)-El Yahyaoui.Y, «Mondialisation et défis de linformation», Série Chirâa, Ed. Maghrébines, Casablanca-Tanger; A paraître LE 15 Juin 1998.
(*)-Communication aux «Douzièmes Journées Culturelles du Maroc en France» Paris, 25-31 Mai 1998