Bonjour

le comité scientifique de la rencontre lors de sa réunion du 03 Mars a retenu votre communication pour un exposé oral.

A cet effet nous vous demandons de nous envoyer l'intégralité du texte avant le 15 Avril 2006.

nous vous informons par ailleurs que vous serez pris en charge à Oran.

Cordiales salutations

 

Pr Dalila Zennaki

 

 

Mouvement alter mondialiste et droits de l’homme

Yahya El Yahyaoui

 

(Résumé de la communication)

 

 

L’alter mondialisation (ou l’alter mondialisme) est un « mouvement social » qui se réclame de valeurs universelles (ou présentées ainsi) telles la justice économique, la démocratie, l’autonomie des peuples opprimés, la protection de l’environnement et des droits humains fondamentaux pour qu’elles soient (les valeurs) prépondérantes sur la pure logique économique chère aux tenants de la mondialisation néolibérale en vigueur.

 

Quoique généralement porté par un unique slogan fédérateur et fort médiatisé (« Le monde n’est pas une marchandise », « Un autre monde est possible »), et quoi que composite quant à ses « adhérents » (pacifistes, progressistes, écologistes, anarchistes, féministes entre autres), le mouvement alter mondialiste est, dans sa forme comme dans sa substance :

 

+ Une contestation de l’économie de marché libéralisée, dérégulée, à forte teneur compétitive et guidée de surcroît par des institutions (OMC et institutions de Bretton Woods notamment) tendant à ériger le droit d’ingérence dans les affaires économiques des Etats Nations, en devoir d’ingérence. En  cela, ladite économie n’a pas seulement aliénée lesdits Etats, mais a surtout broyé les droits économiques et sociaux considérés jusqu’à tout récemment comme des acquis inaliénables.

 

+ Une contestation d’une forme de démocratie de marché assujettie, dans sa nature comme dans ses mécanismes, à une logique où seules les forces de l’argent et des médias font autorité et  sont force de loi. De ce fait, les gouvernements ne paraissent pas seulement comme étant « déconnectés » de leur base mais se comportent comme s’ils n’ont pas de compte à lui rendre, les droits politiques et civils ne s’en trouvent par conséquent que  mis de côté  ou du moins ajournés.

 

+ Une contestation de la « culture de marché » au sein de laquelle la flexibilité, l’adaptabilité et la loi du plus fort deviennent des valeurs centrales, sacro saintes diraient d’aucuns.

 

+ Et une recherche d’alternatives globales et systémiques à l’ordre mondial guidé par la finance, le commerce et le marché.

 

C’est la raison pour laquelle, le mouvement alter mondialiste appelle à une mondialisation maîtrisée et solidaire non pas uniquement pour éviter la tendance à l’uniformisation des économies et la standardisation des cultures mais aussi et davantage pour montrer qu’une mondialisation ne faisant pas de place aux droits économiques et sociaux, aux droits politiques et civils, ne peut être qu’hégémonique et désastreuse en dernière instance.