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«Développement socioéconomique au Maroc : la bonne gouvernance, le chaînon manquant»

Union Nationale des Ingénieurs Marocains قطاع التخطيط و الإحصاء          

 Développement socioéconomique au Maroc entre les aspirations et la réalité : la bonne gouvernance, le chaînon manquant

Conférence-débat

Organisée par

Union Nationale des Ingénieurs Marocains

Section de la planification et de la statistique

Animée par : Pr Yahya EL YAHYAOUI

Centre Multimédia, Rabat

Jeudi 10 juillet 2008

 Note de présentation

Le développement constitue un objectif ultime des politiques et programmes économiques et sociaux. Pour atteindre cet objectif, la mise en place d’un cadre institutionnel adéquat est indispensable pour l’élaboration, l’exécution, le suivi et l’évaluation des stratégies de développement.  Cependant, la réalisation d’un tel objectif n’est pas à la portée de tous les pays ; si certains pays arrivent à atteindre des niveaux élevés de développement, d’autres n’arrivent pas encore à décoller.

Le cas du Maroc, à l’instar de certains pays, illustre le gap existant en matière de développement entre les aspirations et les réalisations : tout en s’évertuant, depuis son indépendance, de construire son édifice institutionnel et d’expérimenter plusieurs stratégies de développement, les résultats demeurent en deçà des objectifs escomptés. Et si notre pays connaît actuellement un dynamisme porté par les grands chantiers d’infrastructure en cours de réalisation, la mise en œuvre de l’INDH et par d’autres réformes sociétales, en mesure d’améliorer la situation de développement économique et social du pays, il n’en demeure pas moins impératif de mettre à niveau son système de gouvernance comme gage du succès et de pérennité de ce dynamisme.

A cet égard, plusieurs études théoriques et pratiques, développées durant les deux dernières décennies à travers le monde, ont mis en évidence les facteurs déterminants du développement et ont permis de comprendre pourquoi certains pays arrivent à émerger et d’autres ayant autant de potentialités peinent à progresser. Le facteur essentiel de différenciation entre les capacités des Etats à réaliser la prospérité de leurs populations, réside dans l’efficacité de leurs systèmes de gouvernance. Ces études ont convergé vers une même conclusion : la gouvernance est un déterminant majeur de la croissance économique et du développement humain durable.

Dans ce cadre, il importe de rappeler que le rapport du cinquantenaire sur le développement humain au Maroc considère la gouvernance comme l’un des nœuds du futur de notre pays eu égard aux insuffisances constatées en matière de participation, de planification, de système de décision, de culture d’évaluation et d’obligation de rendre les comptes. L’avenir du Maroc est tributaire, de toute évidence, de sa capacité à transformer ces nœuds en leviers de développement.

Par ailleurs, en dépit de l’expérience accumulée en matière de planification et des avancées réalisées au niveau du système d’information statistique, outils à même d’asseoir les bonnes pratiques de la gestion et du suivi du développement, des efforts restent à déployer pour contribuer à améliorer l’efficacité du système de gouvernance, condition sin qua non pour l’aboutissement des objectifs du développement.

A la lumière de ces éléments, la conférence-débat vise à créer un espace de débat et d’échange d’idées sur la problématique de gestion du développement dans notre pays auquel prendront part des chercheurs, des acteurs de développement et des cadres du Haut Commissariat au Plan et d’autres personnes ressources.

Les éléments qui seront débattus concernent, notamment, les questionnements suivants :

  1. Les écarts entre les objectifs et les réalisations en matière de développement peuvent-ils être expliqués, partiellement ou totalement, par les insuffisances en matière de gouvernance ?
  2. Quels sont les aspects de la gouvernance à promouvoir en priorité pour contribuer à la création d’un environnement favorable à la croissance économique et au développement humain durable ?
  3. Dans quelle mesure le système de planification en tant qu’outil de gouvernance peut-il contribuer à l’amélioration de son efficience ?
  4. Quel système d’information à même de promouvoir notre système de gouvernance ?
  5. Autres questionnements.

* «Développement socioéconomique au Maroc : la bonne gouvernance, le chaînon manquant», Conférence, Union Nationale des Ingénieurs Marocains, Rabat, 10 Juillet 2008.

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