«Yahya El Yahyaoui : l'expérience marocaine de libéralisation du secteur audiovisuel trop jeune pour être évaluée»
Les radios privées ont bouclé leur première année, on parle de la deuxième génération des autorisations.
Le paysage audio-visuel national se cherche encore.
L'expérience marocaine en matière de libéralisation audiovisuelle, initiée il y a près d'une année et demi, ne peut encore être évaluée de façon profonde et précise, a estimé M. Yahya El Yahyaoui, chercheur en technologies de communication.
La majorité des stations de radio qui ont vu le jour dans le cadre de cette libéralisation se cherchent encore, soit en ce qui concerne la formation des journalistes ou la définition d'un concept global relatif aux fonctions du journalisme, a expliqué M. El Yahyaoui, vendredi à Marrakech, lors des travaux de la première rencontre nationale sur l'information et la communication (17-20 janvier).
"La phase que traverse actuellement ce secteur demeure marquée par plus d'impressions que de faits réels appuyés par des études de terrains".
M. El Yahyaoui
Ce dernier juge que "la libéralisation de l'audiovisuel a été, dès le départ, une fin en soit et non pas un moyen qui permettrait d'atteindre des objectifs précis". Les contenus produits par les nouvelles chaînes de radio sont encore "en dessous des attentes", a-t-il ajouté, s'interrogeant au sujet de la valeur ajoutée au paysage audiovisuel national de ces nouveaux supports médiatiques et sur la capacité de cette expérience d'ouvrir la voie à une nouvelle génération de licences audiovisuelles.
«Au fait du Maroc», 21 Janvier 2008.