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« Intelligence artificielle, territoires et proximité » (2/2)

Gacquerre. A, Michau. J-J, Rapport, Sénat, Paris, février 2025, 79 p.

Les données structurées sont des données organisées sous un format défini et ont des relations claires qui sont exploitables par des traitements algorithmiques classiques. Les systèmes intelligents sont ici capables « d’analyser rapidement des volumes importants de données qu’il ne serait pas possible de gérer à la main dans des délais raisonnables. Ils peuvent ainsi identifier des tendances ou des anomalies et déclencher automatiquement des actions prédéfinies ».

Sur les territoires, ces types de systèmes intelligents servent plutôt dans des domaines techniques, en particulier pour la gestion d’équipements complexes : « usines de traitement des eaux usées, usines de traitement des déchets, distribution d’énergie. Ils sont invisibles des non-professionnels ».

Des systèmes intelligents peuvent aussi être utilisés dans la gestion interne, par exemple « dans des logiciels de gestion financière ou de gestion technique des collectivités territoriales. La particularité de ces systèmes tient au fait qu’ils ne s’adressent pas directement aux habitants ou aux citoyens ».

Les usages de l’IA consistent à :

 - détecter : détection d’une fraude, d’une anomalie,

- prédire : prédiction de trafics et d’accidents routiers en secteur urbain,

- reconnaître : reconnaissance d’images statiques ou en mouvement,

- automatiser la réalisation de tâches complexes comme déplacer un véhicule sans pilote,

- prescrire : recommandation au client ou à l’usager,

- générer : produire automatiquement un texte ou une image, voire une vidéo.

La cartographie des systèmes d’IA pour la gestion des territoires :

- les transports et la mobilité, « pour lesquels il existe déjà des outils grand public mis à disposition par les grands acteurs du numérique pour le calcul d’itinéraires ou le guidage routier ».

- la gestion des déchets : calculer les meilleurs circuits de ramassage, ou trier les déchets sur les tapis des centres de tri,

- la gestion de l’eau : repérer les fuites ou anticiper les volumes à produire et distribuer,

- l’éclairage public peut aussi bénéficier des apports de l’IA, « grâce à des capteurs qui renvoient des informations à un système central capable de moduler l’intensité lumineuse en fonction de la fréquentation ou d’autres paramètres »,

Dans le même temps, les relations des collectivités territoriales avec les usagers peuvent s’appuyer sur de l’IA pour répondre aux questions à travers des robots conversationnels (chatbots), guider les administrés dans leurs démarches, ou encore recueillir les avis, les classer, les synthétiser.

Les usages potentiels de l’IA par les collectivités territoriales sont donc nombreux, mais l’on est encore loin d’une généralisation, car, note le rapport :

- les usages de l’IA dans les collectivités territoriales progressent mais sont encore limités et restent à un stade expérimental,

- les initiatives se déploient dans des champs de plus en plus variés, de la relation citoyenne à la mobilité, en passant par l’environnement,

- les utilisations actuelles de l’IA dans les collectivités sont assez similaires à celles observées dans le monde de l’entreprise : il n’y a pas de spécificités fortes du secteur des collectivités,

- les utilisations de l’IA sont plutôt axées sur la recherche d’efficacité et d’optimisation et assez peu pour créer de nouveaux services.

Et le rapport de conclure : « si réfléchir aux usages de l’IA sur les territoires amène naturellement à s’interroger en priorité sur l’adoption de ces outils par les collectivités, en réalité, c’est l’ensemble des acteurs des territoires qui sont concernés, au-delà des seules collectivités territoriales ».

Rubrique « Lu Pour Vous »

3 juillet 2025

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